Lycée des métiers de l'hôtellerie Jean Drouant

Façade du lycée

Le XVIIème arrondissement

Cet arrondissement constitué en 1860 est né de l'annexion à Paris des communes suburbaines situées à l'intérieur de l'enceinte fortifiée de Thiers. Son histoire est à la fois celle de la commune de Batignolles - Monceau détachée de Clichy en 1830 et celle des Ternes, agglomération dépendante de Neuilly depuis la révolution.

Sous l'ancien régime, terre des cultures et de garennes, son destin se confond avec celui des châteaux des Ternes et de Monceau entourés de leurs modestes hameaux.

Jusqu'en 1830, la vie y était celle d'une campagne proche de Paris, nourrice de la capitale mais aussi bien de plaisir peuplé de cabarets et de guinguettes où coulait le vin détaxé. Puis la fièvre immobilière s'empare des Batignoles où s'installent retraités et modestes rentiers. Un peu plus tard, c'est le monde des arts (l'atelier de Manet était situé avenue de Villiers) et de la finance (le banquier Péreire), quelquefois le demi-monde, qui sous le second empire et au début de la 3ème république, fera de la plaine Monceau son quartier favori et de ses hôtels particuliers la plus étonnante collection d'architecture néo-romane, gothique renaissance puis art nouveau.

Aux deux extrémités, les Ternes attirent une "clientèle" bourgeoise certes, mais moins homogène, alors que les Epinettes abritent une population ouvrière employée dans les ateliers du quartier, en particulier ceux d'Ernest Gouin. Enfin, au beau milieu passe le chemin de fer auquel est attaché le nom des frères Péreire (aujourd'hui remplacé par le R.E.R.).

Le 17ème arrondissement n'a cessé de se remodeler jusqu'à nos jours avec notamment la création du palais des Congrès, de grands hôtels, de l'espace Champerret, se donnant ainsi une dimension à vocation internationale.

D'après : Vie et histoire du 17ème, Ed. Hervas